Le 26 juin 2024, Martial Martin, président de l’Association des Directeurs d’IUT (ADIUT), a exprimé son regret – dans une interview accordée à AEF info – que les enjeux de développement social et économique du pays aient été peu abordés durant la campagne des législatives. Il a souligné le rôle central que jouent l’enseignement supérieur et la recherche dans ce contexte.
Le président de l’association estime que si les universités gagnent en autonomie dans le cadre de l’acte II, il n’y a pas de raison qu’elles limitent l’autonomie de leurs composantes, comme les Instituts Universitaires de Technologie (IUT). Il critique également le déploiement insuffisant des moyens pour le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) en troisième année, regrettant ainsi que les IUT n’aient pas été consultés par la mission parlementaire sur le privé lucratif qui propose de réserver le terme « bachelor » aux formations du privé.
« C’est la promotion sociale mais aussi économique que nos IUT défendent dans les territoires. »
Interrogé sur la position des IUT durant cette période électorale, Martial Martin a expliqué que l’ADIUT a relayé la position de France Universités et a encouragé une participation massive de la communauté universitaire aux élections. Il a souligné l’importance de maintenir un service public de qualité dans les territoires périurbains, où le sentiment d’abandon est préoccupant, en réaffirmant le rôle de proximité de l’université.
Il a mis en avant le rôle central des IUT dans le développement territorial, offrant aux jeunes des opportunités de formation et d’emploi. Il a également insisté sur l’importance d’une ouverture internationale, notamment par l’accueil de professeurs étrangers et l’échange d’étudiant·e·s, pour renforcer la compétence technologique française à l’échelle mondiale.
Martial Martin plaide pour une meilleure reconnaissance et un soutien accru des IUT dans la politique éducative et économique du pays, soulignant leur rôle indispensable dans la promotion sociale et économique des territoires.
L’article est à retrouver en intégralité sur le site de l’AEF, écrit par Catherine BUYCK.